Hebdogiciel n°66 page 1 Amstrad, Le revers de la médaille Chers amis, bonsoir. Aujourd'hui, vous allez assister à une grande première, le reportage papier en direct. Formule originale et intéressante, parfaitement claire dans mon esprit, dont je vais m'empresser de vous faire partager la beauté en vous expliquant le principe. Nous sommes Lundi, et ce texte doit être rendu au plus tard ce soir afin de pouvoir être prêt pour Vendredi. Flemmard comme je suis, j'avais une semaine pour l'écrire, que j'ai bien entendu passé à faire la fête avec des copains, bref, j'te raconte pas. Me voici donc, tout désemparé, devant ma feuille blanche, qui ne l'est plus puisque j'ai déjà écrit ce qui précède~ et je savais bien que j'aurais du mal à expliquer ce qui est pourtant limpide dans ma tête. Résumons brièvement: j'ai une pile de logiciels pour Amstrad devant soi, et je vais les tester devant vous. D'où le nom, bien entendu, de reportage en direct. Je reprends en vitesse les épisodes précédents: l'Amstrad est dangereux, son basic est puissant, rapide, efficace, il n'est pas cher, il est beau comme un sapin de noël punk (faut aimer, c'est kitch), il a un vrai clavier, bref, c'est une bête. Les périphériques existent, même s'ils ne sont pas encore en vente, nous aurons d'ailleurs l'occasion de vous parler du lecteur de disquettes très bientôt, l'imprimante n'est qu'une Seikosha GP-100 modifiée mais des interfaces sont disponibles (en petites quantités) pour pouvoir connecter des imprimantes de plus haut niveau, le port Joystick est standard, ce qui est bien agréable, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Reste les softs, les logiciels, les programmes, l'essence même d'une machine. C'est l'absence de logiciels qui a provoqué les difficultés que subit Oric en ce moment, c'est leur profusion qui a permis à Commodore de se tailler la part du lion dans le marché de la micro-informatique familiale. Vous pensez bien que nous n'allions pas laisser passer ça.. Bon, je pioche au hasard. Sur quoi t'est-ce que ma blanche main virginale tombe-t-elle ? Sur une superbe couverture qui ressemble à l'affiche d'un film de Belmondo, sauf qu'il n'y a pas Belmondo, mais deux avions chasseurs volant au-dessus d'un paysage ravagé. Titre ? Exocet, sous-titre en anglais, Harrier Attack. Tiens, je connais ça: il existe sur d'autres machines, et ce n'est pas un parangon de qualité. Veni, vidi, pourri, cette adaptation atteint des sommets de nullité. Pour ceux qui ne connaissent pas, vous êtes aux commandes d'un chasseur stationné sur un porte-avion. Naturellement, il vous faut décoller, puis aller abattre les réservoirs de fuel de l'ennemi ainsi que ses missiles. L'avion a la taille d'un quart de caractère ce qui n'est pas énorme, croyez-en ma vieille expérience. Le jeu m'a tout l'air d'être écrit en Basic, et ce n'est pas un compliment. Impossible de diriger ses roquettes, il faut utiliser simultanément le joystick et le clavier pour tirer une bombe, je fais une poussée d'urticaire, arrêtez ça tout de suite. Pendant que je vidais ma bile sur cet immondice, j'ai mis une nouvelle cassette à charger. C'est Roland Ahoy, l'un des titres d'une grande série dont le personnage principal est un petit bonhomme nommé, accrochez-vous, Roland. Celui-ci est bien meilleur, il va même jusqu'à être presque bon et il est en plus doté d'un prétexte, tout le monde ne peut pas en dire autant. Roland est aux commandes d'une goélette qu'il doit diriger vers le port le plus proche (ffl n y en a qu'un) pour faire provision de munitions. Un serpent de mer rôde dans les parages, et la marine du Roy surveille. Puis il doit récolter des trésors, des trucs et des machins, bref, la routine habituelle. Je continue à piocher dans le tas au hasard. Jack-Pot, alias Fruit Machine dans la langue d'Arthur Clarke (pourquoi toujours Shakespeare ?). Ca promet. Tout à fait entre nous, j'éprouve une sincère aversion envers les jackpots sur ordinateurs, et je pressens une sombre merde. C'est confirmé, j'ai un troisième oeil ou des talents de divination. Après tout, pas de raisons pour qu'il soit meilleur que sur d'autres bécanes. De plus, si le but c'était un mode d'emploi incompréhensible, c'est pleinement réussi. Suivant. Oh Momies, traduction littérale de Oh Mummies. Vous (en l'occurrence moi, je vous rappelle que nous sommes en direct) devez explorer une pyramide hantée par des momies, ce n'est donc pas de la publicité mensongère. Au départ, vous (moi) pouvez choisir le niveau de difficulté et la présence ou l'absence de la musique (c'est une symphonie pour casseroles édentées). Puis vous (moi) devez quadriller les salles qui sont étrangement rectangulaires, ce qui est tout de même plus facile à pro... Suite page 10