Amstrad

Amstrad est une marque majeure de la micro-informatique grand public qui a réussi le tour de force de survivre à l'époque 8bits comme Apple et Acorn.

Un peu d'histoire

L'origine d'Amstrad se trouve en 1968, quand Alan Michael Sugar fonde une petite société d'import export, AMSTrading, rapidement rebaptisée Amstrad. Avec une approche clairvoyante, la petite société grossit d'années en années, se spécialisant dans le matériel Haute Fidélité bas de gamme. Les produits ont les prix les plus justes, tout en conservant une apparence de qualité. Sans être au top, les productions Amstrad sont correctes. Le succès est au rendez-vous. Le Tower System est un produit phare de la marque. Il s'agit d'une chaîne stéréo complète et d'un bloc qui simule les composant séparés, ampli, tuner et magnétocassette. Le tout ne fait en fait qu'un seul élément, c'est la grosse astuce. Cela permet de réduire très sensiblement les coûts et en délocalisant la production en Asie du sud est, Amstrad s'enrichit considérablement.

La genèse du CPC

En 1983, le projet d'un ordinateur domestique voit le jour. Alan Sugar comprend qu'il est intéressant pour lui de se positionner sur ce marché très porteur. Comme il le dit lui même, les gens qui achètent des micro-ordinateurs sont des gens qui n'achètent pas les produits Amstrad.

Le projet d'un micro-ordinateur Amstrad est lancé dans un grand secret. Le premier prototype est une machine à base de 2 6502. Un pour le CPU et un pour la gestion des entrées/sorties et du son. Un peu simpliste, cette machine est abandonnée au profit d'une machine basée sur le Z80. Cela permet d'obtenir un temps de conception réduit à six mois, un exploit pour l'époque.

La philosophie d'Amstrad, c'est "Build from scratch". Tous les composants sont créés pour éviter d'avoir à payer des droits ou des royalties. Pas de Basic Microsoft mais un Basic Locomotive Software, une petite société anglaise complètement anonyme qui cèdera une licence globale pour un prix ridicule.

Le CPC 464, au nom de code Arnold, sort ainsi en plein marasme de la micro-informatique familiale. Malgré cela, les ventes sont spectaculaires. Il est vendu avec l'écran pour un prix modeste. C'est là sa force.

Un CP/M professionnel pour dix fois moins cher

La prochaine machine cogitée par Roland Perry et son staff va aussi être un coût d'éclat. Le PCW8256 est un micro-ordinateur orienté professionnel qui concurrence des machines dix fois plus chère. La recette est la même, l'offre est complète. Elle comprend un ordinateur, le système CP/M et un traitement de texte, le tout épaulé par une imprimante matricielle. Cette machine sera ensuite déclinée en de nombreux modèles (voir plus bas).

Le compatible PC

Le marché du PC en plein expansion, Les USA poussent Amstrad à concevoir un compatible PC. Le BIOS IBM est réécrit, la carte mère est conçue avec de nombreux ASIC, une intégration qui permet de réduire les coûts de façon sensible. Le boîtier est simplifié, tout en plastique. L'alimentation, très limite en puissance, est intégrée à l'écran. Ces économies substantielles permettent d'avoir un compatible très peu cher. Comble du succès, la machine est livrée avec une souris et le système graphique GEM. On estime à plus de 2 millions de PC1512 vendus. Ce succès phénoménal perdurera quelques années. Malgré cela, la presse vilipende continuellement Amstrad pour la médiocre qualité des ses produits, l'image de marque en restera quelque peu ternie.

L'invasion des PC du sud est asiatique force Amstrad à se retirer du marché vers le milieu des années 90, en des temps de restructuration intensive pour le groupe.

Les dernières tentatives

Au début des années 90, Amstrad se lance dans le monde du Subnotebook avec des ersatz de Sinclair Z88. Les Notebook Computer sont de belles petites machines peu chères. Elle connaîtrons un peu de succès en Allemagne. En 1993, Le PDA600 sort, très innovant. Au final en 1995, un PcW16 conclut la gamme PCW.

Aujourd'hui

Pour ce nouveau millénaire, la firme qui a renvoyé son activité informatique vers sa filiale Viglen, s'est recentré sur le marché anglais, Amstrad continue de construire télévisions, antennes satellite et un étonnant téléphone qui intègre agenda, fax, mail et un émulateur de jeux Spectrum téléchargeables !


A découvrir sur le site

L'interview de Roland Perry

Roland est le chef de projet pour tous les ordinateurs Amstrad jusqu'en 1992. Vicente Simon l'a interviewé sur la genèse du CPC entre autres. Roland nous présente quelques anecdotes sur ces années-là.

Amstrad & Hebdogiciel

Le célèbre journal micro-informatique qui n'avait pas sa langue dans sa poche avait une attitude très entière avec Amstrad. Tantôt adulé, tantôt dénigré, Hebdogiciel avait toujours un ton moqueur qui a marqué. Qui plus est, leur propos était censé. Découvrez un florilège de une sur Amstrad.

Les ordinateurs Amstrad

La première vague CPC
La famille CPC est le symbole d'Amstrad. Les deux stars sont les CPC464 et CPC6128, mais il existe un ratage, le CPC664 et un obscur CPC472 espagnol. N'oublions pas les Schneider allemands (464, 664 et 6128)

 

Le traitement de texte PCW
Autre réalisation à succès, l'ordinateur personnel de traitement de texte va connaître une carrière de 10 années avec de nombreux représentants. Citons :
PCW8256 et PCW8512 les premiers modèles
PCW9512 un lifting et une rationalisation des coûts de production
PCW9512+ et PCW9256 passent enfin au format 3"1/2
PcW10 avec une imprimante à jet d'encre
PcW16 radicalement différent mais qui sort en 1995 au royaume uni.

 


      PcW10
Les PC
Les PC représentent les plus grandes ventes d'Amstrad. Citons les plus intéressants :
PC1512, le premier à bousculer le marché avec un prix très bas pour un compatible. Il offre même une souris et l'environnement graphique GEM. 2 millions d'unités auraient été vendu.
PC1640, son successeur
PPC512 et PPC640, la premier tentative de portable par Amstrad
MegaPC, un Pc 386sx avec une Sega Megadrive intégrée. Unique en Europe!

 

La seconde vague CPC, les Plus
Trois machines sur une même base pour profiter de la fin du marché 8bit à très bas prix.. Le CPC464+ à lecteur de cassettes est assez rare, il n'a eu que très peu d'écho. Le CPC6128+ a réussi à maintenir le CPC un peu plus. La console de jeux GX4000 n'a connu qu'un succès modeste, la concurrence était acharnée.

 

Le Notebook Computer
Après l'effritement du marché des PC, Amstrad se diversifie. Le NC emprunte franchement le concept du Z88 et réalise un petit assistant abordable mais qui ne connaîtra qu'un succès modeste. Trois modèles ont vu le jour les NC100, NC150 et NC200

 

Le Penpad
Autre essai innovant, le PDA600, à l'image du Newton d'Apple est un assistant numérique. Fonctionnellement très limité, il ne permet pas de faire grand chose mais connaît un relatif succès en Angleterre et en Allemagne.

 


Tous les ordinateurs Amstrad

Série CPC

CPC 464,
CPC 472,
CPC 664,
CPC 6128,
CPC 6128+,
CPC 464+,
GX 4000 (console de jeu)

Série PCW

PCW 8256,
PCW 8512,
PCW 9256,
PCW 9512,
PCW 9512+,
PCW 10,
PCW 16

Série PC
PC 1640,
PC 1512,
PPC 640,
PPC 512,
PC 20, (Sinclair PC 200 beige)

Série PC 2000
PC 2086,
PC 2286,
PC 2386,
PC1286,
PC1386, (Introduit en 1989 pour conquérir le marché des grandes sociétés. Basé franchement sur le PC2286/2386.)

Série PC 3000
PC 3086,
PC 386SX
PC 3286

Série PC 4000
PC 4386SX,

Série PC 5000

PC 5086,
PC 5286,
PC 5386

Série PC 6000

PC 6486SX

Série PC 7000

PC 7286,
PC 7386SX,
PC 7486,
Mega PC (736SX avec une carte Megadrive)

Série NC

NC100,
NC150,
NC200

Divers PC

ALT 286, (portable)
ALT 386SX, (portable)
ACL-386SX120, (Apparu peu de temps après les ALT mais avec un écran LCD couleur)
ANB386SX 20/40: Un portable introduit en 1991
PC 9486i,
PC 9555i,
Integra PC (à la Macintosh)

Autre

PDA 600 (le premier PDA)