Apollo Domain Server 3500

Apollo fut une star des stations de travail vers le milieu des années 80. Le concept était alors naissant. La micro-informatique était assez ridicule en terme de performance et de potentiel immédiat. Aussi les constructeurs se sont engouffrés dans un créneau en devenir pour la décennie suivante, les stations de travail.

Chacun allait de solutions propriétaires en se basant sur des fonctionnalités choisies, comme Symbolics avec le Lisp ou HP avec le temps réel. Apollo s'oriente vers la station graphique en réseau, un choix en devenir. Les solutions mises en oeuvres paraissent triviales au 21ème siècle mais il s'agissait à l'époque de très hautes performance.

Ces machines haut de gamme ont eu un écho très favorables auprès des bureau d'études et autres services techniques.

Au final vers 1991, Hewlett-Packard fait main basse sur Apollo, pour lui ravir le marché et ses spécificités technique. Il naîtra ensuite les premières machines fruit de cette union, les HP 9000 séries 700 vers 1993. Fort de la réputation de la marque au dieu hellène, HP va conserver Apollo pour cette nouvelle vague de stations.

La 3500 va connaître la valse des étiquettes. Nous avons enlevé deux couche pour arriver au logo originel.

Le Mentor Graphics intermédiaire nous parait bien mystérieux.

Le HP est curieusement rebaptisé 5500. Pourquoi?

Techniquement, les Domain 3500 sont intéressantes :

Le système d'exploitation est propriétaire, ce qui fait le charme de cette machine. Domain/OS est un système conceptuellement proche d'Unix, orienté réseau grâce à la carte Token Ring native. Logiquement, l'Ethernet peut être ajouté grâce à une simple carte 3Com. Le bus ISA permet d'utiliser des cartes originellement destinées au PC. C'est la seule machine à notre connaissance a avoir fait ce mariage contre nature, 68000 et bus ISA.

Domain/OS dispose d'une émulation qui fonctionne bien d'après les utilisateurs. Aegis, Unix System V et Unix BSD sont les trois variantes émulables. Aegis est une adaptation Unix maison.

Conjointement à l'OS, Display Manager (DM) permet la gestion graphique de façon totalement propriétaire avec un style proche XWindow/Motif.

Au final, Unix va logiquement remplacer le vieil OS proprio de la mort.

Nous cherchons : de la doc, les cartouches système et du logiciel, le câble vidéo au connecteur à-la-con. Et si vous avez un témoignage, n'hésitez pas à nous écrire.

Apollo Domain Server 3500

Première acquisition: Février 2003
Généreux donateur:
Thierry Boudet
Constructeur: Apollo
Modèle: 3500
Année/Prix: 1987

CPU: 68030 à 25 (3500) et 68040RC25 à 25 MHz (5500), FPU 68882
RAM/ROM: de 4 à64 Mo (4 cartes de 4, 8 ou 16 Mo)  / 64 Ko
Graphisme: 1024x800 en 4 plans (16 couleurs parmi 4096) de base ou 1280x1024  en 8 plans (256 couleurs parmi 16 millions) ou encore 1024x800 en monochrome (15") ou 1280x1024 en mochrome (19")
Mémoire de Masse: Streamer QIC 60Mo, disque dur Winchester ESDI de 155 ou 348 Mo
Dimensions : comme un IBM AT
Poids : lourd ! 17x53x44 cm et 23 Kg pour l'uc
Périphériques: floppie 5"1/4 optionnel


Slots !

4 slots RAM en 32 composants 421000 (genre 2 Mbit ?) par face (soit 64 Mo?) et donc 256 Mo au max ? a vérifier. Ensuite 

7 slots ISA dont 4 ISA-16 bits et 1 slot ISA-8 bits.

Ajoutons un slot improbable à l'usage inconnu.

Sur les slots ISA, l'heureux propriétaire de sa fusée Apollo trouve des cartes ISA taille XXL première époque :


Pierre-Yves nous précise :

"J'ai utilisé ces machines fin des années 80. Elles étaient assez en avance pour l'époque : éditeur pleine page, réseau, fortran Pascal...
je suis passé après à Unix et l'éditeur "vi", le choc a été rude !"