Axel Matra MAX20E

 

Il est beau comme une savonnette le MAX20.

Le premier modèle AX20 est un incompatible PC sauvage. Matra s'appuie sue Axel, petite société française, pour proposer le MAX20E (E pour éducation vraisemblablement) Il sert de tête de pont pour nanoréseau. Il est largement le moins connu des pécés utilisés (BM30, Sil'z16, Persona 1600 ou Goupil G3)

Si vous avez participé au développement de cette machine ou même utilisé, contactez-nous !

Axel Matra MAX20E
 

Première acquisition: Mars 1996
Généreux donateur: 

Constructeur: Axel/Matra
Modèle: Max 20E
Année/Prix: 1983 (AX20) / 20 000F

CPU: 8088 à 4.77 Mhz
RAM/ROM: 128Ko extensible à 1024Ko / 2Ko
Graphisme: 80x24
Mémoire de Masse:2 floppies 5" 1/4 360Ko (185Ko ou 320 Ko pour l'AX20)
Dimensions
Périphériques:


Toujours à la quête d’informations sur cette machine certains lecteurs nous livrent des témoignages intéressant sur la société, la chronologie depuis l’Alcyane ou la technique. En 2005, Jacques se rappelle quelques souvenirs :

« Vous faites appel à ceux qui ont approché la bête soit en tant que concepteur, soit en tant qu'utilisateur. J'étais le chef de ce projet un peu fou et l'un des quelques matraciens convaincus qui ai conservé un temps quelques relations avec George Cottin. Mais à présent, les salons d'envergure sont rares et je ne l'ai pas revu depuis 2 ans.

La société Axel existe toujours, elle conçoit et produit des terminaux légers dont la désignation est "platine".

Max n'était pas un projet Axel, c'était un pur produit Matra Alcyane, la société que messieurs Bouhot et Cottin ont vendue à Matra.

Nous avons en 10 mois, de mars à décembre 1984, conçu un PC (électronique, BIOS, système d'exploitation), monté une usine à Colmar et livré 1.000 machines de présérie à l'éducation québécoise. Le compatible à 100% était prêt, mais la branche informatique de Matra créée par Pierre-Yves Le Bihan (reprise à l'époque du Max par ???) a décidé de ne pas le produire et de jeter l'éponge en mai 1985 suite au cuisant échec du micro Alice. Quelques mois plus tard, ce fut l'arrêt de Matra Datasysteme de la collaboration avec Norsk Data et Encore Computer. Bernard Franzi qui était resté pourrait vous en dire davantage.

Je serai ravi si par votre entremise, je pouvais renouer avec Françoise et Bernard Franzi (deux piliers du projet), Gérard Hinaut notre directeur technique et les « softeux » qui ont réussi (Bruno...) et les autres... »

Nous lançons l’appel auprès de tous les lecteurs pour tenter d’immortaliser ces projets français méconnus.


Robert Sulpice est le designer de la caisse de l’Axel. Il nous raconte :

 « J'ai dessiné cette carrosserie à l'époque pour la société Axel.

Au début tout se trouvait dans la même boîte, puis rapidement pour alléger le monstre et construire l'ensemble avec des pièces plus petites un consensus s'est dégagé en faveur d'un écran en « lévitation ».

Je me souviens vaguement que nous avions hésité sur la taille de l'écran, une maquette plus petite avait été réalisée, mais posée sur l'unité centrale-clavier, la proportion était catastrophique. L'ensemble est très connoté années 80, mais n'a pas trop mal vieilli pour le modèle d'origine. Toutefois, je trouve que la découpe de coloris choisie ensuite par Matra alourdissait l'objet.

 

La maquette en polystyrène se trouve au Musée d'Art Moderne de Saint-Étienne. Au début des années 90, Bernard Ceysson, le directeur créateur du musée, était à la recherche de documents d'études de design. Je l'avais rencontré dans un colloque. A l’occasion d’un déménagement, j'ai entièrement rempli une Twingo jusqu'au plafond avec des maquettes et des plans, en enlevant les sièges et j'ai déposé tout cela au musée. Il y avait l'étude du téléphone Matra T 83, une Jeep sur Renault 4 au 1/5e, un minitel extensible et de nombreux autres objets..

 

Pour en revenir à la société Axel, c'était un passionné du nom de Georges Cottin qui était l'âme du projet AXEL AX20 et le P.D.G. de cette société. Pour trouver des financements, je me souviens qu'il avait emmené la maquette aux E.U. dans deux boites en bois qu'il gardait avec lui en cabine.

Il a ensuite tout revendu à Matra, je l'ai perdu de vue... »