Leningrad-2

 

Le Leningrad-1 est une machine crée par Sergey Zonov (qui va ensuite créer l’ambitieux Scorpion en 1994). Son but était d’être le plus simple possible et le plus réduit pour pouvoir être construite facilement. Malheureusement, cette simplicité se traduit par une très médiocre compatibilité avec le Sinclair Spectrum. Les ports ont des adresses différentes et les cycles mémoires sont différent du Spectrum. Cela a simplifié la conception mais limité la compatibilité. Qui plus est, l’évolutivité d’une telle machine est très limitée, on ne peut y connecter aucune unité de disques. Le Leningrad-1 va connaître malgré tout un grand succès et sera suivi au milieu de 1991 par le Leningrad-2, d’une meilleure compatibilité (port joystick Kempston, vidéo) avec un clavier décent dans une caisse aux allures de 520ST. Cette machine va connaître une des plus grande diffusion en URSS. Elle est construite par un conglomérat d’armement à Krasnoyarsk (gros centre administratif à l’est de la Sibérie) en 1993 comme l’atteste son étiquette, mais reste montée à la main.

L’étiquette mentionne :

Ordinateur Personnel
ZX-Spectrum
Modèle : L2 (pour Leningrad-2)   N° 14071902
Krasnoyarsk 1993.

 Mais ne mentionne pas le nom du prisonnier politique qui l’a montée.

 

Il semble que les noms de Leningrad-1 et Leningrad-2 soient un clin d’œil au domaine nucléaire Russe, où les génération de réacteurs civils de 1973 et 1976 portent ces noms-là.

 

Leningrad-2

Première acquisition : octobre (rouge) 2002
Généreux donateur : Ivan Denissovitch

Constructeur : Conglomérat militaro-industriel de Krasnoyarsk (URSS)
Modèle : Leningrad-2
Année/Prix : 1993 (de 1989 à 1991 pour le Lenigrad-1 et de 1992 à 1995 pour le Leningrad-2)

CPU : KM1358 (clone de Z80) vitesse inconnue (certaines sources annoncent 6MHz)
RAM/ROM : 48Ko (
KP565) /  16 Ko  (KC573)
Graphisme : comme le Spectrum capitaliste
Son :
Mémoire de Masse : port cassette externe voir bus interne

Périphériques : port cartouche, deux ports joystick Kempston

Dimensions :


La vue interne n'annonce pas des lendemains qui chantent. C'est du bricolé. La caisse n'est pas spécifiquement prévue pour le Leningrad. Du coup le clavier dispose de touches inutiles. L'ensemble est très fragile mais d'un bel aspect et d'une frappe correcte.