Sega Master System

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La version originale de la SMS avec deux superbes jeux en ROM (Hang On et Safari Hunt) et le jeu caché Snail Maze. Incontournable.
Sur cette console, rares sont les jeux de bonne qualité, même si beaucoup furent publiés. Le musée recherche les jeux 3d pour frimer avec les lunettes de soleil tels que Poseïdon et Space Harrier.

Apprécions le format carte de certains jeux, rapidement abandonné, et dont le modèle 2 de la console a carrément sonné le glas.

 

Sega Master System

 

Pascal Blancaneaux nous en dit plus

La SMS (Sega Master System) fut la réponse de Sega à la NES 8 bits de Nintendo (Nintendo Entertainment System). Techniquement supérieure, cette machine ne connut jamais un succès supérieur à la NES du fait d'un certain manque d'originalité au niveau de sa logithèque (consulter "spécificités techniques SMS I et II" et "SMS contre NES" ). La SMS accoucha de quelques joyaux, tel que le renommé RPG Phantasy Star et les incroyables et inédites lunettes 3-D.

Le modèle originel, le SMS SR-71, dans son boîtier, au look hi-tech, avec des côtés pointus (à la différence de la SMS II ou de la Megadrive) et sa couleur noir miroir et rouge, son schéma avec diodes sur l'avant, lui donne une allure "pro". En comparaison, La NES ressemble plus à un gros tank gris soviétique.

Si la Master System a été lancée en 1984, sa conception remonte en fait à 1980, Sega s'étant refusé alors à la lancer, car elle aurait coûté plus de 10 000 Francs ! Il faut savoir que Sega n'en était pas à son coup d'essai: il était déjà l'un des grand des salles d'arcades et avait mis au point un micro-ordinateur (le SC-3000, que l'on trouvait en Europe sous la marque Yeno, et qui est très proche du standard MSX) et les SC-3000 identique mais en version console. Il éditait ses jeux sur les grandes consoles du moment, tel la Colecovision.

Si cette machine a connu une existence éphémère aux "states" (1987), il ne faut pas oublier qu'elle aura son apogée en Europe, puisqu'elle a tenue la place de challenger de la NES jusqu'un 1993/94, et qu'elle aura été la première console de jeux de bien des petits français, en permettant une alternative à l'omnipotente NES. Je me souviens encore de mes disputes avec mes copains dans la cour de récré sur la supériorité usurpée de la NES sur la SMS.

Conception technique

Cliquez sur les croquis pour les voir en taille originale

Ces croquis sont ceux du premier modèle américain avec connecteur RF.
La SMS-II de 1990 n'a plus de Sega Card Slot et de slot d'extension

La conception de l'électronique remonte à 1980, et pourtant elle semble encore moderne en 1984 face à la NES.
L'unité centrale est nommée POWERBASE, l'ensemble pad, Power Base et TV étant le MASTER SYSTEM. (chez Nintendo c'est le CONTROL DECK)

 

Partie principale

Architecturée autour du fameux microprocesseur 8 bits Z80 , qui équipait alors de très nombreux micros et consoles de l'époque, la Master System peut sembler banale.
Mais Sega a choisi la version Z80A qui donne un peu plus de peps à la machine pour les graphiques, et la vitesse d'horloge, 3,6 MHz, tranche avec la génération des consoles d'avant la grande crise de 1985, cantonnées à 1 ou 2 MHz. Ce processeur dispose 8 Ko de RAM pour ses données, chiffre qui peu sembler minuscule face à ce que pouvait avoir la Colecovision (64 Ko !!), mais Sega, comme Nintendo, utilise la ROM des cartouches sans avoir besoin d'un surface de stockage immense.

 

Partie vidéo

Elle profite d'un affichage de 256x192 pixels en 16 couleurs parmi 64 pour 16 Ko de mémoire vidéo (voir la page "SMS contre NES" à ce propos"). Son processeur graphique gère les scrollings horizontaux ou verticaux et offre une gestion des sprites satisfaisante. Le tout est couplé à un excellent chipset de resistor de conversion analogique vers le téléviseur. Cette configuration vidéo a ses qualités et ses défauts: l'image est colorée, vive, précise (pas comme celle dégoulinante de la NES !), mais les 16 Ko de VRAM se révèlent insuffisant pour générer des sprites de grandes taille sans voir un rectangle noir autour : il n'y a pas assez de mémoire pour générer le masque !

 

Partie son
 

Un coprocesseur PSG (Polyphonic Sound Generator) 3 voies du style du General Instruments AY-G-8912, lui aussi très courant donne aujourd'hui à la SMS sa patine très "eighties" et lui retire une partie d'originalité qu'a la NES avec sa sonorité "rustique".

Première acquisition: Juin 1997
Généreux donateur:
 Pascal Blancaneaux
Constructeur: Sega
Modèle: Master System
Année/Prix: 1986 / 990F

CPU: Z80
RAM/ROM: 16 Kb vidéo
Graphisme: 256x224x 16 couleurs parmi 64
Mémoire de Masse:
un port cartouche, un port carte genre PC-Card et un bus

Périphériques:
Joypads en plusieurs variantes (arcade, flight...), flingue, lunettes 3d


A voir la SMS II et les accessoires