Commodore Amiga 500

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La version standard propose le multi-tâches pour tous. Le rival éternel de l'Atari 520ST. L'Amiga est plus performant, multitâche, il affiche plus de couleurs et dispose de capacités sonores largement supérieures mais son alimentation est un énorme pavé externe. Il sera toujours plus cher que le 520ST.

Le musée recherche : documentation et logiciels, diverses extensions, d'autres membres de la famille Amiga.

Commodore Amiga 500

Première acquisition: 1995
Généreux donateur: Jean-Paul Bonnet

Constructeur: Commodore
Modèle: Amiga 500
Année/Prix: 1987 / 9000F

CPU: 68000 à 7,16 Mhz
RAM/ROM: 512Ko extensibles/128Ko
Graphisme: diverses résolutions, 640x400 max. et 4096 couleurs (apprécions le mode HAM 320x256 en 4096 couleurs, "Hold And Modify", pour avoir plus de couleurs à l'écran. Beau pour l'époque, mais scintillant)
Mémoire de Masse: 1 floppie 3"1/2 de 880 Ko interne

Périphériques :
Nombreux! Citons les basiques :

Extension RAM 512Ko A501, RAM/horloge 512Ko

ou les plus burlesques :

Sega Development Kit pour console Sega MegaDrive et Action Replay.


L'incontournable photo du cul, bien garni :

On trouve :


David nous raconte son expérience :

"A l'époque (autour de 1988/1989) ou j'avais mon CPC, mon meilleur ami avait un Atari 520STf. c'est donc tout naturellement que je me destinais à me prendre à mon tour un ST.

Mais je lorgnais tout de même du côté de l'Amiga 500, sans oser trop y penser du fait de la différence de prix assez importante. Quand on a 14 ans, gratter 1000 balles de plus à ses parents pour qui un ST et un Amiga (voir l'Amstrad de la maison) était "la même chose", ce n'était pas évident…

Et puis boom, du jour au lendemain, l'ami en question éjecte son ST pour se prendre un Amiga 500.

A l'époque le seul domaine qui nous permettait de comparer les 2 ordinateurs (outre les pubs ou les descriptions des catalogues) c'était les jeux. Si pour certain seul la qualité sonore changeait vraiment, des titres comme Shadow of the Beast ont définitivement enterré le ST.

L'Amiga devenait le seul choix possible, car sa qualité par rapport au ST valait réellement la différence de prix.

Depuis un certain temps, je commençais de plus en plus à mettre les jeux de coté pour m'intéresser à la conception graphique, et Degas Elite, que je ne testais que de façon sporadique, m'avait paru énormément plus fade que le formidable Deluxe Paint, qui semblait m'autoriser toutes les audaces...

Me voilà donc sur Amiga. Parallèlement où mon adolescence " vidéo ludique " se passe, je me mets à utiliser Deluxe Paint, puis à lorgner du coté de la création sonore, notamment avec des softs comme Soundtracker (certes barbare mais offrant des possibilités incroyables pour l'époque).

Tout cela m'amène à m'intéresser à ce qui va réellement faire le succès de l'Amiga en dehors du côté ludique et du montage vidéo pro, la saine « démo » pour la première fois, un énorme cercle de création informatique amateur existait. A la vue de ce qu'ils faisaient, j'ai fini par absolument vouloir en faire parti. Là ou le CPC avait échoué lamentablement dans la tentative de me faire faire autre chose que des jeux (et pourtant j'avais essayé OPC Art Studio, et aussi le pitoyable stylo optique où il fallait appuyer sur la barre espace pour tracer, l'Amiga lui a réussi le coup à 400% puisqu'il a été purement et simplement à l'origine de ma vocation professionnelle."

Suite sur la page du 1200...


Fin 2004, Vincent reste un inconditionnel :

"Comment osez-vous traiter l'amiga 500 d'ordinateur désuet alors que le PC ne l'a toujours pas rattrapé dans certains domaines (L’A500 est un bi processeur, le PC un monoprocesseur)!!!! Et je m'en sers encore.

Voilà, j'ai maintenant 38 ans, et j'ai commencé l'info en 1979 sur mon canon X07 et son magnéto à bandes. J'étais un lecteur assidu d'Hebdologiciels (il doit m'en rester quelques uns d'ailleurs) et chaque semaine je programmais le jeux qu'il proposait. Puis je me suis orienté dans des études informatiques (analyste gros système) et lors de mon premier job, en 1989, mon collègue de bureau arrive un jour et me dit "Je m'achète un Amiga 2000 (qui était la version professionnelle,il me semble), serais-tu intéressé par mon Amiga 500 (successeur de l'Amiga 1000) qui ne me servira plus?". Moi, j'ai dit "amiquoi?", je travaillais sur PC et ne pensais pas à installé un micro chez moi. Finalement, il me l'a prêté pour un mois, deux jours plus tard je le lui achetais.

Imaginez à l'époque une bécane réellement multitâche. Alors que mes applis PC avaient des vapeurs dés que je formatais une disquette, je pouvais programmer sur mon A500 en formatant mes disquettes sans m'en apercevoir. Imaginez un graphisme pareil, moi, je ne pouvais pas, les jeux PC étant d'un graphisme ignoble. C'est pour cela d'ailleurs que de nombreux jeux dédiés à l'A500 n'ont jamais pu être adaptés au PC et que les quelques jeux qui connurent le succès sur PC furent développés d'abord sur Amiga (Civilisation, Populous, Pirates...). Même le design de la bécane, j'en suis encore amoureux. Ce qui a tué l'Amiga, en plus de la chute de la maison mère commodore, ce fut le coût exorbitant des périphériques et notamment des disques durs (6000 francs pour le disque dur quand je faillis en acheter un), ce fut aussi une panique sur la fin, ou Amiga sorti l'A500+, l'A550 puis l'A600(trois ordinateurs hybrides avec non compatibilité ascendante) avant de sortir, enfin, mais trop tard, l'A1200, digne successeur de l'A500 et la console CD32 dans les tous derniers mois d'existence (le problème étant que beaucoup d'éditeurs avaient renoncé à développer pour Amiga après les couacs des A500+ A550 et A600). Une autre raison fut la politique du magazine Joystick qui lâcha Atari puis Amiga pour ne se consacrer qu'aux PC.

 A la chute d'Amiga, j'ai acheté un moniteur et un A500 de secours. Je n'ai malheureusement pas pensé aux joysticks et il devient dur d'en retrouver de bons (si vous pouvez m'aider, merci d'avance)

J'ai une véritable relation affective avec mon Amiga que je n'aurai jamais avec mon PC. Quelques remarques:

Que penser du projet AmigaOne, et de la relance de Cinemaware ?"

Nous précisons :

L'A500 n'est pas biprocesseur. Il n'a qu'un seul processeur (le 68000) qui est épaulé par des coprocesseurs dédiés (Gary et tous ces amis)

Et malheureusement un pc peut être bi processeur. Mais comparons ce qui est comparable. Un PC d'aujourd'hui n'a plus rien a voir avec les Amiga d'il y a 15 ans…

Quant à AmigaOne, c'est une initiative très sympathique mais qui reste assez marginale. On aime beaucoup, mais il ne s'agit pour nous que d'un bel exercice de style.


Pierre nous donne des précisions sur les processeurs :

"A mon sens, l’Amiga est biprocesseur avec le 68000 et le COPPER. Ce dernier exécute des COPPERLIST. Le COPPER possède trois instructions, WAIT, MOVE et SKIP Cela parait bien réduit mais fait des merveilles. Il accède à la mémoire CHIP du 500 et au registre d’entrées / sorties des circuits DENIS et PAULA (vidéo et son) Il est ainsi inutile au CPU d’attendre une collision de sprites pour produire un événement (genre bruitage) lors de la collision. Le 68000 peut continuer son traitement. Le COPPER fait des merveilles et c’est grâce à lui que des effets surprenants pouvaient être réalisés. Les deux processeurs peuvent exécuter des instructions simultanément. Sans entrer dans les détails, COPPER partage les cycles d’accès mémoire avec le 68000 à la différence des autres circuits audio et vidéo. Le 68000 et COPPER utilisent les cycles pairs (ou impairs) de l’accès RAM et les autres circuits spécialisés utilisent les cycles impairs (ou pairs). Cela fonctionne à merveille tant qu’il n’y a pas trop de graphisme et de sons. Le fonctionnement biprocesseur n’est donc réel que si l’Amiga est équipé de Fast RAM. COPPER et le 68000 peuvent alors travailler librement sur cette zone mémoire qui n’est pas accessible aux autres circuits spécialisés.

L’architecture de l’Amiga avec ces canaux DMA était vraiment très en avance sur tout ce qui se faisait à l’époque.

Dernière précision, le COPPER n’a rien à voir avec un blitter, qui est un circuit spécialisé que l’on programme par registre (par exemple en déplaçant le bloc de là à là) même s’il apporte un vrai plus aux animations. "