Commodore Amiga 1200

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Le successeur de l'Amiga 500. La machine reste très compacte et compatible. Ses possibilités d'extensions sont assez intéressante. Il est vrai que sa conception date de 1992.

Le musée recherche : documentation technique, logiciels et extensions spécifiques.

Amiga 1200

Première acquisition: Janvier 2000
Généreux donateur: Thierry Lefranc

Constructeur: Commodore
Modèle: Amiga 1200
Année/Prix: 1991 / 3500F

CPU: 68EC020 à 14.7 Mhz
RAM/ROM: 2Mo extensible (ram audio vidéo) à 128Mo (1Go théorique) / 512Ko
Graphisme: diverses résolutions, 640x400 voire 1280x720 et couleurs sur 24 bits texte : 60x32 et 80x32 (Chipset AGA)
Mémoire de Masse: 1 LD 3"1/2 de 880 Ko et HD IDE 2.5" 20Mo ou plus (max. 4Go avec le filesystem standard) dans le modèle 1200HD
Kickstart 3.0 en ROM et Workbench 3.0/3.1 sur disquette
Périphériques:
Extensions Amiga 1200, un slot PCMCIA II et support CPU optionnel
Dimensions : 490x70x250 mm (L x H x P)


Le cul du 1200 est bien rempli :

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De gauche à droite : bus interne, port jeu 1 et souris, port jeu 2, lecteur de disquette externe (officiellement jusqu'a 3 branchés les un au autres en plus du lecteur interne), port série, port parallèle, port vidéo, vidéo composite, sortie UHF (avec sélecteur PAL/NTSC) et alimentation.

(merci à Jean-Michel Breda)


David nous raconte la suite de son expérience :

les débuts !

" L'évolution de la démo me pousse ensuite irrésistiblement vers l'Amiga 1200.

Et là, c'est la claque : disque dur important (un 450 Mo 3,5", via une nappe d'adaptation 2,5/3,5" et le capot bricolé), et un peu plus tard carte d'extension 68030 à 50Mhz avec 4 Mo de RAM en plus, ceinture de sécurité et airbag conducteur (à des vitesses pareilles, un accident était si vite arrivé).

Il faut savoir que le seul fait de mettre de la mémoire supplémentaire via une carte d'extension (avec ou sans processeur/ mais une carte interne, pas une carte PCMCIA) permettait de doubler la vitesse du processeur.

En effet, la mémoire du 1200 était scindé de cette façon :

Il y a la mémoire CHIP et la mémoire FAST.

Toujours est-il que la puissance du 1200 était tel que j'avais pour ainsi dire complètement lâché les jeux pour me concentrer uniquement sur la création. Je n'ai pas été le seul dans ce cas la.

Jusqu'a la technologie MMX et aux premières cartes 3d genre Matrox Mystique (c'est à dire avant 1995/96) , il était hors de question pour « nous » de passer sur une machine WINTEL, peut-être certes plus puissante, mais tellement plus chère et tellement plus lourde à utiliser. J'exécrais l'affichage VGA plein de gros pixels. Cela ne valait définitivement pas le coup.

 Depuis 1997/98, je suis "rentré dans le moule" WINTEL. Cela veut dire changement de machine tous les ans avec à chaque fois une frustration qui s'ajoute du fait de l'instabilité constante des systèmes d'exploitations et aussi la prétendue évolutivité, qui oblige de changer intégralement la machine à cause des changements de normes des cartes filles. A l'époque de l'Amiga, il y a eu deux machines réellement utiles, le 500, puis le 1200 qui représentait une évolution réellement importante.

 Encore aujourd'hui je considère l'Amiga comme la meilleure machine "pre-Win-dominus", le Mac vu son prix tenait pour nous plus de la station de travail que de la machine familiale. En plus j'ai déjà utilisé le Finder sur Powermac, et j'ai trouvé cela à peu tordu, surtout l'histoire de l'éjection logiciel d'une disquette. Je n'ai aucun espoir de revoir un jour une machine naître, surtout depuis le fiasco de la BeBOX. "


Pierre ajoute :

"L'Amiga 1200 est un demi-succès ou un demi-échec comme on veut.

Le chipset AGA est enfin une réelle nouveauté mais son implémentation est désastreuse.

je m'explique. Dans l'A500, le chipset se partage avec le 68000 la mémoire chip, tant qu'il n'y a pas trop de graphismes et de son ou, d'entrées/sorties, tout marche à merveille.Mais, si les résolutions sont trop élevées alors le 68000 doit attendre son tour car l'affichage des graphismes est prioritaire. Il s'en suit qu'avec de la FAST RAM, dédiée au 68000, les performances augmentaient de 10 % environ.

Autre façon de voir les choses, le partage de la mémoire ne fait perdre que 10 % de performance.

Dans l'A1200, c'est la même chose, sauf que le chip graphique est sur 32 bits et que le bus mémoire est deux fois plus rapide. Tout va bien alors ?

Non, car CBM n'a pas eu le temps et ou les moyens de développer des nouveaux chips son et E/S, qui ont été intégrés quasi sans modifications. Iil s'en suit une dégradation des performances importantes, l'ajout de FAST RAM, conduit à une amélioration des performances de 100 % !

 Autrement dit, sans FAST RAM (configuration de l'A1200), le 68020 passe la moitié de son temps à attendre !!

 Avec un chipset complètement revu, l'A1200 aurait fait un carton et aurait repris une longueur d'avance. Une fois de plus, un lecteur HD (présent sur l'A4000) aurait été un plus, de même que la possibilité d'ajouter de la fast Ram au format SIM.

 

On peut toujours refaire l'histoire, il reste toujours l'impression d'un gâchis monstrueux, avec une machine hors du commun que les PC ont mis bien du temps à imiter ...

 

Une rumeur : la technologie Plug and Play serait issue de l'Autoconfig de l'Amiga. Microsoft aurait racheté les droits à Amiga Inc. j'aimerai bien savoir si c'est vrai !"