Commodore Amiga 1000

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La version originale de l'Amiga ; un mythe qui a introduit les concepts d'aujourd'hui (multitâche, graphique...). Un modèle assez haut de gamme. Face à la percée de l'Atari 520ST, Commodore a été obligé de corriger le tir avec un modèle moins cher, l'Amiga 500.

Lorraine, un grossier proto bien laid

Créée par Jay Miner, la petite société Hi-Torro, conçoit le projet Lorraine d'un ordinateur très ambitieux, dès 1984. Il basé sur l'utilisation poussée de coprocesseurs traitant graphisme et son. Paula, Agnus et Daphné s'occupent des graphismes, de la mémoire et du son. La société sera rebaptisé Amiga Inc. Au CES d'hiver, démonstration est faite avec les célèbres boules qui rebondissent. L'effet est important auprès du public.

Jay contacte plusieurs sociétés pour un rachat, dont Atari, Silicon Graphics et Commodore. Ce dernier va fait l'offre la plus intéressante. C'est vendu.

L'Amiga fera l'effet d'une bombe. Les performantes sont largement supérieures à ce qui se fait à l'époque. Autre avancée technologique, l'utilisation d'un système d'exploitation multi-tâches permet de faire tourner quatre tâches simultanées.

Le musée recherche : logiciels et extensions, d'autres membres de la famille Amiga comme le 3000.

Commodore Amiga 1000 avec écran 1081

Première acquisition: Avril 1998
Généreux donateur: Steve Common

Constructeur: Commodore
Modèle: Amiga 1000
Année/Prix: Octobre 1985 / 6000 à 7000F 

CPU: 68000 à 7,16 Mhz
RAM/ROM: 256Ko extensible à 512Ko voire 8Mo de FAST RAM (voir ci-dessous)
Graphisme: diverses résolutions, 640x400 max. et 4096 couleurs
Mémoire de Masse: 1 floppie 3"1/2 de 880Ko
Ports : Extension RAM, floppie
Périphériques:
Floppie externe 1010, écran couleur 1081, extension 256Ko 1050 ...


Sylvestre précise :

"Je crois que les documentations divergent sur ce point : Pour moi, l'Amiga 500 était à 7,14MHz, tandis que l'Amiga 1000 était à 7,09MHz Cela mériterait d'être vérifié cependant.

Concernant la mémoire, il faut bien différencier CHIP RAM (accessible à tous les processeurs) et FAST RAM (accessible seulement au 68000) L'A500 avait en standard 512k de Chip Ram extensible à1Mo, contre 256k extensible à 512k pour l'A1000. Les deux machines pouvaient accepter 8Mo d'extensions en Fast Ram, pour un total respectif de 9 Mo et 8,5 Mo.

Les résolutions graphiques standard allaient jusqu'à 256 lignes en mode standard, et 512 lignes en entrelacé. Il est intéressant de parler du mode HAM qui est une spécificité Amiga à mon avis, fonctionnel uniquement en 320 pixels de large. Faire du fullscreen était assez facile, augmentant encore les résolutions.

Pour l’anecdote, on peut ajouter :

Il existait une démo du jeu Dragon's Lair qui fonctionnait avec des options images/son intéressantes pour qui avait une extension de mémoire. Mais sur l'Amiga 1000, cette démo détectait le système et rebootait en utilisant la mémoire WOM du Kickstard pour se loger et ainsi faire profiter des options bien que l'A1000 n'ait pas d'extension.

Un détail aussi : il y avait un filtre passe bas sur le son qui était appliqué en sortie, et qui se désactivait sur A500 lorsque l'on éteignait la diode Power de l'Amiga. Mais sur l'A1000, il était impossible de couper ce filtre passe bas."

Alain, un sympathique lecteur nous conte son expérience :

"J'ai été un très heureux propriétaire de l'Amiga. Il pouvait supporter une extension de mémoire maximum de 1,5Mo par l'ajout d'une carte fille de marque GVP et qui fonctionnait avec l'extension de 256Ko proposée par Commodore. Le tout permettait une extension maximum de la RAM à 2Mo! Si ma mémoire est bonne, j'avais payé l'extension environ 3500F. Pour installer la carte, il fallait enlever le processeur puis placer la carte dans le support processeur et réinstaller le processeur sur la carte.

Il existait aussi un doubleur de fréquence d'horloge avec une upgrade processeur.

J'avais acheté cette machine lors de sa sortie pour 12000F environ avec l'extension 256Ko et une imprimante matricielle Commodore 9 aiguilles. J'avais acheté ultérieurement le lecteur de disquette externe. Je l'ai utilise de manière professionnelle pour faire du graphisme jusqu'en 1993! Mes logiciels favoris étaient Deluxe Paint et Scult 3D. Je suis depuis passé sur IBM PC... snifff"

David est un fervent utilisateur d'Amiga et souhaite apporter quelques précisions :

- Son étonnante caractéristique dans le genre bout de scotch au dernier moment : A chaque allumage, il fallait charger la ROM, contenue sur une disquette "KickStart" dans une mémoire WOM (Write Once Memory) dédiée.

- Enfin, l'Amiga ne possède pas de mode "texte", il n'a donc pas de résolution texte, tout dépend de la police de caractère utilisée dans les fenêtres "shell".

Zone nous apporte la précision suivante :

"Les premières versions vendues avaient une particularité à l'intérieur, sur le capot supérieur, mais en dessous si vous le démontez. Vous pourrez voir toutes les signatures des créateurs de l'Amiga et même la patte du chien de Jay Miner sous la forme d'excroissances de moulage du plastique j'ai pu en voir un une fois en vrai, c'est intéressant et ça donne un coté "bande de potes" à ceux qui ont conçu cette machine.

Les re-éditions qui ont suivi ne posséderaient pas cette particularité."


Deux vues détaillées. Le cul est bien plein pour l'époque. On comprend l'astucieux emplacement pour le clavier.

La face avant intègre un cache ou se loge l'extension RAM 256Ko. C'est astucieux.