Hewlett Packard HP41c
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Dans sa sacoche en simili-skaï, la 41 fait moins cheap que la TI-59. Pour dépasser les limitations des calculettes programmables purement numériques, HP dote la 41C de possibilités alphanumérique. La saisie est certes laborieuse, mais l'affiche devient plus parlant. Avec 17 segment, le LCD surpasse les afficheurs précédent. Il faut noter qu'il est assez précurseur en 1979.
L'inusable 41 est le symbole et l'aboutissement de la gamme de calculettes en polonaise inverse notation. Les modèles suivants, la CV (5 fois la RAM) puis la CX (horloge) et toutes les extensions disponibles rendent l'engin ultra-polyvalent. Seuls les prix de vente de tous ces accessoires calmèrent les rêveurs.
Le musée recherche: des accessoires et surtout d'autres Hache-Pet. Ce sont des machines de qualité.
| H.-P. 41c avec cache clavier blanc |
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Première acquisition: Décembre 1997
Généreux donateur:
Constructeur: Hewlett Packard
Modèle: 41 C
Année/Prix: 1979 (fin de production en 85)
CPU: CMOS HP SOS Nut
RAM/ROM: 6.5 Ko (319 "registres" extensibles à 1000 ou 2000) / 12 Ko
Graphisme: LCD mono de 12 caractères à 17 segments
Mémoire de Masse: Logiciels en ROM : langage machine spécialisé et imbittable
(voir aussi Texas)
4 slot pour mettre des modules genre extension de RAM de 5 Ko
Périphériques: housse
Poids: 205g
Dimensions: 14.3x7.9x3.3mm
Les CPU des calculettes HP comme la 41 ont été conçu pour être optimaux en calculs flottant. Les 14 registres de 4 bits (donc 56 bits) permettent de gérer des nombres signés à mentisse en 10 chiffres avec 2 chiffres pour l'exposant (lui-même signé, of course). Chaque chiffre occupe 4 bit pour pouvoir être géré suivant le modèle de codage BCD (Binary Coded Decimal)
Le bus d'adressage est sur 8 bits. La gestion des entrées sorties passe par un registre. C'est à la fois simple et performant : encore une force de la HP41.
Les fonctionnalités sont importantes : la machine est extensible via les 4 ports cartouches logés dans la partie supérieure.
La programmation est largement facilitée par l'usage des caractères alphanumériques. On le comprend mieux en comparant la HP41c avec les TI59 et consorts. Malgré tout, les pockets en Basic seront encore plus conviviaux (et surtout moins chers !)
Les calculettes HP conservent un esprit hacker. A cette époque, il fallait se remuer les méninges pour programmer de façon condensée et limiter les dépenses mémoire. Le nirvana du programmeur peut être atteint avec la "programmation synthétique". En exploitant les bugs du système et la possibilité d'utiliser des instructions non documentées, l'utilisateur confirmé peut condenser l'écriture de ses programmes, les rendre plus rapides, utiliser des instructions supplémentaires (par exemple, plus de caractères affichable, plus de possibilités sonores, des accès à certains registres protégés)
Ce bus série est encore un plus pour cette machine. A l'image du HPIB, l'Interface Loop' permet une connexion simple vers les périphériques. Ces derniers sont chaînables et aussi réutilisables par d'autres machines HP.
Ils coûtaient la peau du cul (comme tout le reste). Citons :