"Programmation d'amateurs"... n'ayant jamais eu d'emploi nécessitant de programmer (regrets...), je n'ai
jamais programmé pour des activités professionnelles, et donc je me sens pleinement qualifié pour répondre en qualité d'"
amateur"
Et en pratique, c'est une des raisons qui me font aimer les pockets Basic : c'est simple, immédiat et rapide. Autrement dit, pourquoi s'embarrasser d'un organigramme quand l'idée se traduit (quasi-) immédiatement en Basic ?
Dernièrement encore, j'ai eu à calculer la quantité de revêtement mural pour aménager deux pièces, et il m'a fallu dix minutes (au plus) pour faire le programme correspondant, puisque les dimensions du revêtement en question (lambris plastique) sont changeantes d'un fournisseur à l'autre, sans parler des dimensions des pièces en question. Ce qui m'a permis en prime de comparer facilement des prix, qui sont parfois exprimés en m², et d'autre fois en paquet (qui peut faire entre 1,98 et 2,66 m²). Un peu de logique, et en Basic cela devient tout de suite naturel. Pas besoin d'organigramme ni de théorie compliquée...
D'ailleurs, j'ai comme l'impression que le Basic a été conçu pour ce genre d'usage : après tout, il a été l'un des premiers -sinon le premier- langage interprété, autrement dit permettant immédiatement d'obtenir un résultat, sans passer par des compilations, éditions de liens, bibliothèques ou autres conceptions exotiques, fort pratiques pour les constructeurs mais imbuvables pour les utilisateurs (je pense en particulier au langage C, très pratique pour écrire un compilateur performant -c'est presque du langage-machine- mais difficilement compréhensible à la première lecture...).
Moralité : pour moi, si l'on a besoin de faire un organigramme, c'est que le langage de programmation utilisé n'est pas assez proche des besoins de son utilisateur pour être efficace. Ce qui est le cas de la quasi-totalité des langages de programmation actuels d'ailleurs, plus conçus pour exploiter les possibilités du matériel que pour être à portée de l'utilisateur.
Au déut des années 80, comme il y avait plus de machines que de logiciels disponibles, on était bien obligé de programmer. D'où le succès du Basic, rustique mais accessible. Ensuite sont venus les programmeurs professionnels, qui ont préféré des langages permettant plus proches du matériel, pour en tirer le maximum... et les programmeurs amateurs ont disparu.
Ne restent que quelques nostalgiques ...dont je suis. Nostalgique d'une époque où l'on pouvait
réellement comprendre ce que faisait la machine que l'on utilisait, nostalgie d'une époque où l'on pouvait concevoir
soi-même ce dont on avait besoin. Avec les ordinateurs actuels, nous ne sommes plus que des consommateurs : soit l'on trouve le logiciel qui fait ce que l'on désire, soit l'on reprend le papier et le crayon. Et grâce à Internet et au "cloud computing", nos beaux ordinateurs ne seront bientôt plus que de simples terminaux, comme à l'époque des "centres de calcul" des années 60 ou du Minitel... Quel progrès !
Bref, "
programmer", c'est dépassé
