
Donnons la parole à nos lecteurs experts :
Laurent, un gentil lecteur nous informe : "La société Sirius a sorti en 1981 cette machine dotée de deux lecteurs de disquettes sous sa propre marque: le Sirius 1. Le créateur de la machine (et PDG de la société) n'était autre que Chuck Peddle qui a aussi créé le célèbre PET 2001 pour Commodore (à l'époque simple fabricant de calculettes). La rude concurrence de l'IBM PC et des machines genre NEC Decision ont eu vite fait de mettre Sirius au bord de la faillite. C'est a ce moment la que Sirius a été racheté par Victor qui a l'époque était une société américaine. Victor a ressorti le Sirius 1 sous le nom de Victor Sirius 1 ou S1. La machine était identique a celle de Sirius (bicolore, façade marron et caisse beige), mais estampillée Victor au lieu de Sirius (au passage, Victor avait repris le logo de Sirius (le point jaune, orange et rouge en dégradé). Ils ont rajoute a la gamme un Sirius 1 totalement beige avec un lecteur de disquette 1.2 Mo (HD, toujours incompatible avec le PC) et 1 disque dur (5 ou 10 Mo je ne me souviens plus). Victor a par la suite sorti une machine hybride, compatible Sirius et PC. Il me semble qu'il s'appelait Sirius Vi. La marque a ensuite coulée pour être reprise fin 1989 par Tandy."
Un autre lecteur, Yves, nous apporte un complément intéressant :
"Le S1 était proposé en trois versions :
En 1983, Victor lançait une version transportable du S1, le Vicki. Semblable à une machine à coudre, le Vicki reposait sur un 8086 cadencé à 5 MHz. Son problème : ses lecteurs de disquettes 1,2 Mo de marque Philips se désalignaient très vite, ce qui rendait impossible la lecture des disquettes.
En 1984, Victor lançait le Vi, compatible à la fois PC et S1. Physiquement, le Vi différait peu du S1 : seuls les lecteurs de disquettes changeaient (ils étaient demi hauteur contre pleine hauteur pour le S1). Problème, le Vi était terriblement "bogué" et lent (il reposait toujours sur le 8088 cadencé à 4,77 MHz). Notamment, il avait un slot interne théoriquement compatible PC. Mais il ne l'était pas..."
Le musée recherche : logiciels, littérature, d'autres modèles de la gamme, la carte z80.
| Sirius mod.1 |
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Premières acquisitions: Septembre 1996, Mai 2000,
Janvier 2003
Généreux donateur: Bruno Vergnes, Gérard Tischer, Jean-Paul Vogel
Constructeur: Sirius puis Victor (USA)
Modèle: Sirius mod.1
Année/Prix: 1981/35000 F
CPU: 8088 à 4MHz
RAM/ROM: 128 Ko
Graphisme: 800x400x2 couleurs texte :80x25 ou 50x25 et
132x50
Mémoire de Masse: bifloppie 5"1/4 interne 600Ko
Périphériques:
Quelques logiciels CP/M et le PC-DOS 1.0
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Le Victor Sirius
Il s'agit du Sirius 1 rebaptisé. Seul le logo à changé. |
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Le Victor PC
Ce modèle est compatible PC. La photo représente un modèle 462 avec disque dur intégré. La caisse est identique mais la couleur change. Le clavier a subit une amélioration, les touches de fonction 8, 9 et 10 sont apparues pour être au même nombre sur le PC IBM. |
Richard nous précise :
"A propos du Victor Sirius et du S1
La dernière photo est celle d'un S1 et non du modèle compatible PC (je ne me souviens plus de son nom).
J'ai encore dans mon grenier plusieurs Victor S1 (j'ai même récemment jeter un écran). j'ai également la copieuse documentation et un traitement de texte scientifique micro-plume.
J'ai commencé l'informatique avec cette machine, et n'ayant pas de BASIC, j'ai dû me lancer dans l'assembleur (très formateur, lorsqu'on part de rien).
Le principal avantage de cette machine est qu'il était "semi-graphique". On pouvait écrire en arabe, japonais, chinois.... car on pouvait dessiner soi-même les caractères dont on avait besoin dans une cellule qui comportait un nombre suffisant de pixels pour un très bon affichage (très pratique pour un usage scientifique et multilingue). L'impression de faisait en combinant les caractères ASCII et les caractères graphiques."
Roland nous apporte des précisions sur la filiale française et sur les machines les plus récentes :
"Victor Technologie est une société française créée en 1985 dont le premier siège fut à Puteaux jusqu'en 1987, date à laquelle la société déménagea pour des locaux plus spacieux avenue Napoléon Bonaparte à Rueil-Malmaison (92500).
La gamme a évolué de la façon suivante :
en 1986, le VPC2, avec 8086 à 4,77Mhz, disque dur 10 Mo et jusqu'à 640 Ko de RAM
en 1987, le V286, avec 80286 à 4,77/8Mhz, disque dur 20 ou 40 Mo (encodage MFM) puis 30 ou 60 Mo (encodage RLL) notons une version particulière avec BIOS 1.09 pour recevoir un disque serveur de marque PRIAM de 130 ou 200 Mo
en 1987, le VPC3, petit frère du V286 qui possède un compartiment pour l'accueil d'un disque amovible "Add-Pack", de 30 Mo en RLL (Seagate ST238 ou Lapine LT300 ou Kyocera) et 640 Ko de RAM d'origine extensible à 1 Mo et carte vidéo VGA Genoa. La production de juin 1988 de cette machine fut incontestablement celle de la meilleure qualité (carte mère révisée réf. ADK470/PGS00) et première livraison de disques Kyocera
en 1988, le V286A est une évolution du VPC3 mais sans Add-Pack et livré en standard avec Windows 2.10
en 1988, le V386A est une évolution du VPC3 avec Add-Pack de seconde génération et processeur 80386, mémoire DIL mais toujours pas d'IDE, disque dur 40/60 Mo exclusivement en RLL, livré en standard avec Windows 2.10
en 1988, le V386S est un évolution du V286 à base de 80386 - S comme serveur
en 1988, le V286 P - P comme portable
en 1989, arrive enfin la nouvelle gamme de produits comprenant des minitours, etc. etc.
Après des difficultés financières, il semble que Victor fut interdit de marque avant d'être repris par AST vers 1994."