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Ahhh, le 520 ST. Quand il est sorti, il nous faisait rêver. C'était un comme un Macintosh mais deux fois moins cher. Les jeux était géniaux, la concurrence avec l'Amiga rude, les clans se formaient. Ca pompait dur en ce temps-là.
Le 520ST dispose d'une alimentation et d'un floppie externe. Comparez les photos du 520St ci dessous et du 1040STf plus bas. (voir aussi tableau plus bas)
Pascal Blancaneaux nous en dit plus :
Pour comprendre la création de l'Atari ST, il faut revenir dans le contexte de l'époque, à savoir la bataille que menait Atari contre son adversaire de toujours : Commodore.
Alors qu'Atari est en pleine crise du fait des méventes de ses consoles (les VCS 2600 et 7800), Commodore se porte comme un charme grâce à son PDG, Jack Tramiel qui depuis le premier Pet de 1977 jusqu'au C64 avait fait mainte fois la rencontre du succès.
Mais voila que Mr Tramiel décide de placer son fils Sam au
poste de vice-président. Le conseil d'administration, trouvant Jack un
peu trop entreprenant décide de le remercier.
Mr Tramiel aimant le risque décide de se lancer dans un véritable coup de poker
: il rachète pour trois fois rien Atari à la firme Time Warner qui est bien
heureuse de se débarrasser de ce fardeau en faillite.
En partant, Jack Tramiel emporte avec lui un projet de micro 16/32 bits qui lui tient à coeur le "Sixteen-Thirty-two" et en échange le remplace par un projet similaire qu'Atari développait avec la petite société Amiga !
Ainsi, l'Atari ST a un peu été développé par Commodore et l'Amiga par Atari !
Certain blâmeront Tramiel d'avoir fait l'échange, mais e ne trouve pas que Atari ait perdu au change, car si l'Amiga est plus puissant par certains cotés (graphisme, sons), le ST et son GEM est indéniablement plus conviviale et simple que l'Amiga avec un Workbench bâclé et son shell à la MS-DOS rebutant et omniprésent.
Le "JACKintosh"
Cette dénomination que porte toujours le
ST est dû au fait que son hardware, son interface graphique sont largement
pompés sur Macintosh d'Apple.
Cette ressemblance continuera avec le
TT et le
Falcon.
Le système est le TOS (Tramiel
Operating System) avec sa couche graphique le GEM (Graphical Environment
Manager) de Digital Research Inc.
A l'origine Digital Research avait développé GEM comme couche graphique de
MS-DOS ( comme Windows jusqu'à la version 98).
Mais Apple accuse DRI de plagiat de son système MacOS et du Finder et gagne. Ainsi le GEM limité par les contraintes imposées par Apple ne rencontrera pas le succès. Ces contraintes ne seront pas imposées à Atari, car Apple juge que le ST n'est pas une menace.
La seule erreur d'Atari aura de ne pas avoir imposé aux éditeurs de programmes, notamment ceux de jeux vidéos, le respect des normes prescrite par DRI à savoir l'interface utilisateur, les entrées/sorties entre les programmes et le GEM. Ainsi il est dit qu'en faisant Ctrl-C on quitte les programmes pour le GEM... Je n'ai vue cela que dans 5 programmes en tout ! Pour les autres il faut...reseter la machine !
Sur Amiga une combinaison de touche permet de reseter ...mais c'est un reset hard, et non une procédure logicielle de "fin de session" dans un programme (comme sur Mac : Pomme-Q).
Les jeux sont programmés en langage machine direct sans passé par le GEM, il débraye ainsi complètement l'interface du TOS. Sur Macintosh par contre les normes sont respectées et l'utilisateur se trouve toujours dans un environnement familier.
Malgré ces quelques défauts le TOS reste un très bon système: il est beaucoup moins gourmand en mémoire que MacOS ou Windows, et il en va de même pour les applications. Cette caractéristique se retrouve même dans la version multitâche et multimédia, le MultiTOS pour Falcon.
| Atari 520ST |
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Première acquisition: 1987
Généreux donateur: Acheté neuf par René à l'époque
Constructeur: Atari
Modèle: 520STf
Année/Prix: 1986 / 10000F
CPU: 68000 à 8 Mhz
RAM/ROM: 512Ko / 196Ko
Graphisme: 320x200x16 parmi 512 couleurs ou 640x400
monochrome
Mémoire de Masse: 1 lecteur 3"1/2 360ko (premiers 520) 720ko
(1040STf et derniers 520STf)
Périphériques:
Très nombreux!
Ecran couleur et monochrome Atari, lecteur de cédérom Atari premier modèle.
Carte DMA/SCSI, carte échantillonneur ST Replay, carte émulation Macintosh...
| Atari 520ST avec floppie externe |
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| Modèle | Description |
| 130ST | ST avec 128Ko de RAM. Vu CES '85, il ne fut jamais produit. |
| 520ST | Le premier ST en vente dès l’été 85. Il ne dispose pas du modulateur RF, comme celui du CES et du CeBIT. Il dispose d’une ROM de boot, l’OS se charge par disquette. Six mois plus tard, Atari livre le TOS en ROM. Ce ST a 512Ko de RAM, initialement 16K de ROM puis 192K de ROM. Le 68000 tourne à 8 MHz . Livrés avec le Logo et le Basic. |
| 520ST+ | A l’automne 85, Atari sort le 520ST+ lors d’une expo en Allemagne. La RAM peut être augmentée à 1Mo. |
| 65ST | Atari présente le 65ST avec 64K de RAM sans floppy interne. Il ne fut jamais vendu. Cette machine doit devenir le tueur des derniers 8bits. (1986) |
| 260ST | Atari présente le 260ST avec 256K de RAM et le floppy interne. Il ne fut jamais vendu sauf en Allemagne ou le 520ST est renommé 260ST après la parution du 520ST+ et du 520STM (1986) |
| 520STM | Atari 520ST avec TOS en ROM et modulateur RF. (1986) |
| 520STF | Atari ST avec floppy interne 360Ko puis 720Ko et 512Ko de RAM. (1986) |
| 1040STF | Atari ST avec floppy interne 720Ko et 1 Mo de RAM. (1986) |
| 520STFM 1040STFM |
Comme les 520ST et 1040ST, mais avec le modulateur RF. |
| Stacy | Version portable du 1040ST, avec un disque dur interne de 20 Mo. Deux versions : 1Mo ou 4Mo de RAM. (1989) |
| Mega ST | ST avec clavier détachable. Deux versions : 2Mo ou 4Mo de RAM. Le Blitter et un slot d’extension sont incorporés. TOS Version1.02. (1987) version 1Mo en 1989 |
| 520STe 1040STe |
520ST et 1040ST améliorés. 4096 couleurs au lieu de 512, le Blitter est en standard et le son stéréo DMA. TOS Version1.06. (1989) |
| Mega STe | Nouvelle version du Mega ST dans la caisse du TT. Le 68000 tourne à 16 MHz, un bus VME et un port réseau. TOS 2.00, avec le nouveau bureau comme celui du TT. (1990) |
| ST Book | version Notebook du 1040ST avec un 68000 à 16MHz et un disque dur interne de 40 Mo. (Fin 1991) |
| Atari 1040STf |
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A propos de l'affichage sur ST/STF, on peut noter que certaines astuces permettaient d'afficher 512 couleurs en même temps en 320x200, astuces exploitées par des logiciels comme Spectrum 512. Pour le graphisme, il y avait aussi Degas Elite, une sorte de Mac Paint en couleurs qui n'avait rien de ridicule en son temps.
L'un des problèmes de l'affichage des Atari ST est la quasi obligation de disposer de deux moniteurs pour ceux qui pratiquent à la fois les jeux (écran couleur) et la bureautique (monochrome). En effet, la bureautique comme les applications musicales (avec Pro 24 ou Cubase de Steinberg) exigent pour certaines un écran 640x400. L'écran monochrome SM124 d'Atari était confortable pour les yeux alors que l'écran couleur SC1425 (320x200) scintillait et interdisait tout emploi bureautique prolongé.
Les ST à clavier détachable (Mega ST 2 et 4 avec 2 et 4 Mo de RAM, le Mega ST 1 n'étant qu'une déclinaison tardive) ont initialement été présentés dans des boîtiers de 1040 STF sous les noms 2048 et 4096 ST (à moins que ce soit 2080 et 4160, je ne me souviens plus !), mais ils ont été commercialisés avec le boitier d'UC séparé du clavier. Le Mega ST 4 mérite une mention particulière. Commercialisé à une époque où les PC travaillent pour la plupart avec 640 ko de RAM, il est tout simplement le micro le plus richement doté en RAM du marché. Ne disposant pas d'application graphique ou vidéo capables d'exploiter vraiment ces 4 Mo de RAM et avec un système qui n'est pas multi-applications, on peut a priori penser que ces 4 Mo ne servent à rien. En fait, le Mega ST 4 est conçu pour travailler avec l'imprimante laser Atari SLM 804. Afin d'offrir la station PAO la moins chère du marché, la SLM 804 est une imprimante laser décervelée qui ne dispose pas de RAM et confie l'ensemble des traitements au Mega ST 4 dont la RAM est en fait utilisée par ce qui ressemble à un RIP (Raster Image Processor) d'imprimante. L'ensemble Mega ST 4 + SLM 804 + logiciel de PAO Calamus est vendu environ 30000 F vers 1987. C'est moins cher que les 100000 F d'un Mac avec Laserwriter en 1985, mais la station PAO Atari est franchement lente (le 68000 du Mega ST4 doit travailler pour le ST et pour l'imprimante) et souffre de logiciels notoirement buggués.